Précarité : l’énergie, un droit pour tous ? |
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Se chauffer deviendrait-il un luxe ? C’est la question que se posent aujourd’hui près de quatre millions de foyers, cumulant faibles revenus, mauvaise qualité thermique de leur logement et augmentation des coûts d'énergie. Ce phénomène, appelé la précarité energétique, gagne de l’ampleur dans un contexte économique et énergétique difficile.
L’hiver, ils n’ont d’autre choix que de baisser le chauffage pour éviter d’alourdir leurs dépenses. Pour ces millions de Français en situation deprécarité énergétique, la crise économique et l’envolée des prix des énergies auront été fatales. Selon l’Insee, rien qu’en 2006, chaque ménage a déboursé, en moyenne, 2 300 euros pour régler les factures d’énergie. Ces charges, qui augmentent à vue d’oeil, grèvent lourdement les budgets des foyers et passent désormais loin devant les dépenses d’habillement ou de loisirs. Concrètement, qui est concerné ? | Généralement, on considère qu’un ménage est en précarité énergétique lorsqu’il consacre plus de 10 % de ses revenus à l’énergie.En France, les familles modestes, les personnes seules, les retraités sont particulièrement touchés mais pas seulement : certains propriétaires estiment ne pas avoir les moyens de réaliser de travaux d’isolation ou de chauffage dans leur logement. Ces situations sont à la fois source d’endettement, parfois à l’origine de problèmes de santé et souvent facteur d’exclusion sociale. Il y a donc urgence ! C’est pourquoi, dans la suite logique du Grenelle Environnement, l’État a engagé cette année une réflexion sur le sujet. Dalkia, en tant qu’expert en efficacité énergétique, participe aussi à ce grand chantier. L’objectif ? Réduire la facture des ménages mais aussi répondre aux grands défis climatiques du XXIe siècle. |
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